“Les enfants de la terre” de Jean M. Auel

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Le clan de l’ours des cavernes – Résumé :

“Quelque part en Europe, 35 000 ans avant notre ère. Petite fille Cro-Magnon de cinq ans, Ayla est séparée de ses parents à la suite d’un violent tremblement de terre. Elle est recueillie par le clan de l’ours des cavernes, une tribu Neandertal qui l’adopte, non sans réticence, ayant reconnu en elle la représentante d’une autre espèce, plus évoluée. Iza, la guérisseuse, Brun, le chef et Creb, le magicien lui enseignent les règles de la vie communautaire, leurs rites, leurs peurs, leurs audaces. Mais Ayla, la fillette blonde aux yeux bleus les surprend par sa puissance de raisonnement qui lui permet de s’adapter, de réagir rapidement et de ne pas être totalement dépendante de son environnement. Une différence qui ne tarde pas à faire d’elle une menace pour tout le clan, et à attiser la convoitise de Brud, le fils du chef…”

Édition Pocket, 2002
Taille du livre : 588 pages
Notes : 4.7 sur 5

À propos de l’auteur : Jean M. Auel est américaine. En 1977, elle quitte son poste de cadre dans une grande entreprise. En attendant de trouver un travail plus stimulant, elle commence à écrire “Les enfants de la terre” sous la forme d’une nouvelle tout en se documentant sur la préhistoire. Elle apprend les techniques préhistorique pour faire du feu, tanner le cuir ou tailler des outils… Ainsi née cette formidable saga qui s’est vendue à plus de 45 millions d’exemplaires dans le monde.

Je le veux !

Mon avis sur cette saga préhistorique

“Les enfants de la terre” est dans mon “top 10” personnel des meilleurs livres. Elle regroupe 6 tomes qui retracent la vie palpitante d’Ayla, une jeune enfant Homo sapiens élevée parmi des néandertaliens.

En deux mots, c’est fascinant et captivant.

Sans être d’une rigueur scientifique absolue, l’auteur nous plonge dans la vie quotidienne des humains durant la Préhistoire de façon très crédible et ludique. Le rythme est dynamique et bien équilibré entre les moments d’action et les nombreuses phases de descriptions. Pourtant, Jean M. Auel réussit à décrire les nombreuses aventures d’Ayla sans nous faire lâcher le livre. On ne s’ennuie pas.

Ayla, personnage central de cette saga, est une battante, une vraie femme forte des cavernes, une lionne. C’est d’abord une enfant ballottée entre des mondes différents, hostiles et brutaux. C’est une enfant rebelle et insoumise. Le lion, symbole masculin dans le livre, lui est accordé par le chaman du clan comme animal intérieur. Avant d’être recueilli par Isa, elle échappe également aux griffes d’un lion et en gardera une marque à vie qui devient son totem protecteur. Plus tard, son meilleur ami est aussi un lion des cavernes nommé “Bébé” (si si, je n’invente rien).

Une lecture féministe de la préhistoire

Ayla est un personnage très attachant. Elle est curieuse de tout et pleine de candeur. Elle absorbe toutes les connaissances à sa disposition. En grandissant, elle devient chamane et guérisseuse. Elle découvre des plantes contraceptives. Elle est autorisée à chasser avec les mâles de la tribu tandis que les femelles se cantonnent à rester près du foyer. Grâce à la chasse, elle parvient à domestiquer le cheval et le loup. En bref, elle s’adapte à toutes les situations, échappe à la mort plusieurs fois, expérimente beaucoup tout en soumettant les éléments.

J’en fais trop ? Aller, une petite dernière pour la route : Ayla invente également les premières lunettes de soleil pour traverser un glacier… et je ne t’ai pas encore parlé de Jondalar. Comment te dire ? Jondalar est son alter-ego masculin, son compagnon de route et son âme sœur. Ils étaient destinés l’un à l’autre. Entre eux, c’est intense

“Les enfants de la terre” en bref

Dans un réalisme anthropologique, Jean M. Auel décrit les plantes, la religion et les rites initiatiques, la tolérance envers l’étranger, la guerre, l’amour, le sexe, la domination, le voyage, la chasse, la nature sauvage, la solitude, l’ingéniosité des Hommes… Les personnages sont tous charismatiques et attachants. En bras, “les enfants de la terre” est loin d’être une histoire d’amour cliché ou ennuyeuse. C’est vivant et très accessible.

Ce n’est pas une histoire qui se raconte, c’est une histoire qui se vit. Jean M. Auel, en nous parlant des origines de la survie de l’homme, nous raconte aussi une histoire féministe et moderne en pleine préhistoire qui donne à réfléchir. Elle réussit à faire discuter des aspects de notre société moderne avec celle des temps passés. C’est magique, c’est riche, c’est génial. On rit, on pleure, on s’impatiente… C’est l’ascenseur émotionnel d’un chapitre à l’autre, d’un tome à l’autre.

Je le veux au format papier ou ebook

Liste des tomes :

  1. Le clan de l’Ours des Cavernes (1980, 544 pages)
  2. La Vallée des chevaux (1982, 700 pages)
  3. Les Chasseurs de mammouths (1985, 928 pages)
  4. Le Grand Voyage (1990, en deux parties pour le format de poche avec vol. 1 : 544 pages et vol. 2 : 448 pages
  5. Les Refuges de pierre (2002, 510 pages)
  6. Le Pays des Grottes Sacrées (2011, en deux parties pour le format de poche avec vol. 1 : 608 pages et vol. 2 : 576 pages)

Ce qui fais un total de 8 livres à lire en cas de confinement…

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