Histoire de l’art, est-ce vraiment les vacances !?

Le radeau de la méduse par Théodore Géricault (Paris, musée du Louvre)

Histoire de l’art, c’est les vacances ? Les cours d’amphi sont inutiles, les partiels sont faciles, etc., etc. Ce sont autant de belles phrases que l’on peut entendre étudiant, mais est-ce vraiment le cas en Histoire de l’art ?

Dans ce nouvel article, je vous propose de revenir sur plusieurs clichés qui ont encore la vie dure. Le plus vilain d’entre eux voulant qu’Histoire de l’art soit une filière bateau sans difficultés, ni exigences particulières : la planque parfaite !

Aujourd’hui, je vous dis pourquoi votre présence en amphi est décisive, pourquoi il ne faut rien lâcher et ce que veut dire “être présent” pour éviter le naufrage ! C’est parti.

👉 À lire également : À quoi ça sert Histoire de l’art aujourd’hui ?

Ça veut dire quoi : “être présent” ?

Être présent en cours, ce n’est pas seulement pousser la porte et aller en cours, c’est suivre le cours. C’est être vivant… C’est réfléchir, se questionner, se concentrer sur les mots bizarres, écouter et ne pas seulement entendre le prof…

Pour faire simple, l’étudiant idéal est présent physiquement et mentalement en cours, à la bibliothèque ou sur ces révisions. Il suit le cours, se questionne, se l’approprie après en avoir saisie l’essence même. Il a mémorisé les grandes problématiques dans l’amphi et se met à ficher tout ça chez lui en singeant le style du prof… Enfin, au moment des examens, il est capable de retranscrire et de questionner les grandes notions, sans hésitation…

Est-ce seulement possible ? Comment développer sa propre mécanique d’assimilation ?

Cultiver son désir d’apprendre

Cocon, Papillon, Insecte, Animal, Macro, Larve, Aile_

L’université requiert d’opérer une “mue intellectuelle” rapide : de l’attente de l’information, on passe à la quête active de connaissances. Le contexte universitaire est trompeur, car c’est à l’étudiant de faire 70 % du travail. Le premier semestre de la première année doit donc servir d’étape de transition…

Désormais, il faut développer des capacités d’analyses critiques, de rédaction avancée, de compréhension et de rétention de l’information, puis de reproduction… Il faut gérer des périodes de révision très restreintes ou qui n’en sont pas vraiment. Le rythme d’avancée des programmes est rapide et demande une préparation autonome.

Apprivoiser la sensation de ne plus être sous surveillance et la liberté de rater les cours

👉 Pour approfondir : Comment survivre à la fac et travailler en autonomie ?

Ma fabuleuse checklist !

Être présent, faire les exercices, ficher autant que possible mon cours et mes lectures
Tout mettre en question et trouver les réponses dans le cours et les livres
Conserver et apprendre le plan du cours + bibliographie : connaître son prof
Être actif en cours et savoir identifier les informations essentielles
Noter le vocabulaire et les mots bizarres avec leurs définitions
Faire une liste des courants/période avec des exemples et dates pour chaque notion
Comprendre l’information quand elle est donnée : indiquer si ce n’est pas le cas
Résoudre les incompréhensions au fur et à mesure : discussions, mail au prof, livres…
Liste des périodes/courants acquis et/ou résolues avec dates, œuvres et notions associées

Les cours en amphi sont inutiles

Aller en cours, c’est entretenir une posture active… En face de vous, même s’il est parfois rébarbatif, vous avez un spécialiste de la matière. Au-delà des griefs, vous avez un personnage parfois atypique qui vous parle des choses qui l’animent, le fruit d’une vie de travail et si vous écoutez, vous aurez l’impression de le connaître !

Vous avez un spécialiste de la matière en face de vous. Il ou elle vous parle de sa passion, des choses qui l’animent, le fruit d’une vie de travail parfois, les conséquences de ses longues recherches. Et si vous écoutez, même s’il est désagréable ou trop bavard… vous apprenez !

S’intéresser et comprendre les attentes d’un nouvel environnement rapidement

Connaître son prof et le plan de son cours, c’est la clef du “succès”. En connaissant ces livres favoris, ces domaines de prédilections, ces artistes préférés, tu captes l’information importante pour mieux les retranscrire. Tu apprends en imitant, en répétant, en t’imprégnant des lectures et de ton prof… même inconsciemment.

👉 Pour approfondir : Ce que veulent les profs : est-ce vraiment utile pour réussir ?

Dans chaque cours magistral, il y a une logique.

Elle est souvent propre à l’enseignant et à son raisonnement, mais c’est une logique quand même. Basée sur le développement de grandes notions ou l’étude de cas, il est toujours confortable d’en saisir le sens et les nuances.

Bien prendre en note le cours, c’est l’autre clef du “succès”. Les notes et les fiches, c’est déjà apprendre, mémoriser, questionner et s’imprégner des grandes notions vues en cours ou dans les livres. L’esprit se concentre dessus. L’écriture est aussi un outil mnémotechnique avec les sons, les lieux, les personnes, les visuels…

Vaincre par la régularité pour éviter de souffrir

Macro, Roue Dentée, Équipement, Moteur, Ancien

L’assiduité, c’est ta présence régulière dans un lieu où tu t’acquittes de tes obligations. Dans ton bon vieux dictionnaire, tu trouves aussi : “persévérance inlassable et obstinée”. C’est toute la difficulté : ne pas se lasser. Ne rien lâcher !

Après ton premier jour… allez, la première semaine, c’est un marathon. À toi de fractionner le travail, les fiches, les révisions pour planifier et varier les matières. Google Agenda est ton ami bien évidemment. Il faut s’ajuster rapidement et travailler régulièrement pour éviter les retards. C’est un engrenage périlleux.

Pourquoi est-ce qu’on est absent ?

1 : le cours est jugé négativement et le prof avec…
2 : on décide de faire l’impasse d’une matière considérée comme non impactante
3 : difficulté d’apprentissage ; éviter les critiques et se préserver des humiliations
4 : un moment désagréable avec trop de sanctions
4 : s’offrir un petit temps libre pour souffler
5 : travailler une matière au détriment des autres ou allonger une phase de révision
6 : en fin de semestre avec l’allègement des emplois du temps

Pourquoi on est présent en cours ?

1 : peur d’être stigmatisé / être accepté dans le groupe
2 : pour tester et voir si on est bien ou évaluer le rapport coûts/avantage
3 : comprendre ce qu’on a n’a pas compris ou découvrir
4 : parce que tes potes y vont ou par obligation
5 : accepter de se mettre en danger pour tester ses connaissances (zone de confort)
6 : faire baisser son niveau de stress : éviter de culpabiliser

Dans tous les cas, la motivation s’auto-entretient, sur la base du sentiment de compétence.

En cas de difficulté, il faut respirer. Renouer avec sa confiance, reconnecter au monde dans lequel tu évolues et verbaliser tes problèmes. Faire le point. Mettre à plat, évacuer les petits projets et relancer la machine. La difficulté d’apprentissage est une position, elle est évolutive et modifiable. Ce n’est pas irrémédiable : va chercher de l’aide !

Pour en finir avec les excuses :

créer un mindset actif avec une dynamique
développer sa propre routine de travail-plaisir
cultiver sa curiosité et atteindre un but précis
garder un équilibre entre régularité et pause
entretenir son assiduité de façon autonome
renforcer sa concentration et sa volonté
Mettre en place une prise de notes efficace
Ficher ses lectures et ses cours régulièrement
Préparer des plannings à la semaine

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