Survivre après la rentrée : 5 secrets pour trouver sa routine

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Faut-il vraiment travailler en Histoire de l’art ? N’est-ce pas qu’une planque ? Désolé de te décevoir, mais… Une fois passé la période de rentrée, on se rend vite compte de la somme de travail à accomplir… Alors comment survivre après la rentrée ?

Dans cet article, je partage un peu de mes secrets de profs pour bien anticiper, et surtout réussir, les principaux exercices académiques à l’Université : prise de notes, fiches, bibliographies, commentaires d’œuvres, exposés ou encore partiels. Je te propose d’y voir plus clair pour déminer tous les pièges et avoir une bonne routine de travail dès la rentrée.

👉 À lire également : Comment survivre à la fac et travailler en autonomie ?

1 : Suivre un cours sur le long terme

On ne le dira jamais assez, mais la régularité, c’est la clé.

Aussi, quand on parle de suivre un cours, c’est aussi apprendre le plan du prof, ficher ses notes, noter des questions, compléter par des lectures et prendre de la hauteur sur ce qui a été dit. Cette dernière partie se fait généralement toute seule quelques semaines plus tard, et même parfois au moment des partiels après les révisions.

Capter l’organisation du cours et la logique du prof !

Ce n’est pas toujours facile. A-t-on à faire à des études de cas, un déroulé chronologique, un cours thématique, un hybride chrono-thématique ou encore une monographie ? Parfois, c’est carrément la pagaille complète. Pas toujours facile de suivre. Dans ce cas, essayez de capter les similarités ! Faites des liens !

Pour s’y retrouver, il suffit parfois de prendre un exemple ou une grande notion dans le cours et de dérouler autour de ça. Accroche-toi à ce que tu peux. Liste au maximum les notions, les résultats observés, leur domaine d’application (période, contexte, historique, date), le vocabulaire, les œuvres ou artistes associées, l’historiographie !

Apprendre le plan du cours pour gagner du temps

Le plan du cours, c’est la précieuse feuille distribuée en début de semestre et à garder précieusement ! C’est ton fil d’Ariane, ta boue de survie sur laquelle tu vas caler ta routine de travail (notes, fiches, lectures).

Il y en a pas ? À toi d’en faire un ! Montre ta capacité à synthétiser et à apprendre !

À la fin du semestre, retrouve ce plan – il est généralement chiffonné au fond d’un trieur – redivise-le par grands titres, note les idées et les concepts, les définitions, un ou deux exemples pertinents, les dates plus un ou deux auteurs. Aussi, pour 100 pages de cours, tu synthétises 10 à 15 pages de fiches recto verso. Fait réduire, digère, composte… choisis la métaphore que tu veux pour sélectionner l’information, mémoriser, imiter et réussir !

Un sujet qui m’amène forcément à te parler des fiches de cours.

À quoi ça sert de ficher mes cours ?

C’est la base. La fiche t’aide à retenir les bons termes et leurs usages. Elle te permet de lister les œuvres à connaitre avec leurs périodes de création et auteurs. Tu peux y ajouter une liste d’ouvrages incontournables pour le cours. Enfin, la fiche te permet d’ordonner ton cours et tu t’y retrouves dans la somme d’informations collectées.

Ficher, c’est donner du sens et de la logique avant les révisions

N’attendez pas les révisions. C’est une période trop serrée pour tout ficher et faire le tri dans le cours. Et oui, tu ne pourras pas tout digérer en seulement 2 ou 3 semaines de révisions, surtout si le cours est un fouillis pas possible. Attendre les révisions est une méthode très dangereuse, j’en ai déjà fait les frais.

Fragmente ton “fichage”. Ce n’est pas forcément utile à la fin de chaque cours… mais à la fin de chaque grand thème ou chapitre, oui ! Par gros blocs de cours en ajoutant tes lectures complémentaires…

Ma méthode de “fichage” :

Note pour chaque période, les bons termes, leur usage, la date, une œuvre ou deux en exemple et un auteur à citer. Au verso, indique les grandes notions et le vocabulaire associé et au recto, les exemples, les artistes, les comparaisons.

La fiche est une manière de revoir son cours facilement. Elle permet de compiler, mettre en exemple et faire des liens. Enfin, n’oublie pas de noter des idées de problématiques sur tes fiches. C’est très utile pour le jour des partiels.

2 : Décrypter une bibliographie

Crédits : image par Veronika Andrews (CC-BY-SA)

La bibliographie, c’est l’autre précieuse feuille qu’on te distribue au début du semestre avec le plan du cours. Les deux feuilles fonctionnent ensemble. Numérise-les, photocopie-les… bref ne les perds pas !

La bibliographie est une liste d’ouvrages associés aux notions vues en cours. Certains sont obligatoires, d’autres sont à consulter par toi-même pour approfondir le cours et préparer tes exposés.

 ✨ Pour autant, ne fait pas de zèle. Choisi malin. Sélectionnes en premier lieu les ouvrages “préférés” du prof (il en parle souvent en cours). Choisissez 3 ou 4 ouvrages d’auteurs incontournables pour compléter. Enfin, choisissez 1 ou 2 ouvrages “détente” de votre cru. N’hésitez pas à demander conseil au prof ou au moniteur de bibliothèque.

Enfin, n’oublie pas de ficher tes lectures et de toujours noter les références !

3 : L’art du commentaire d’œuvre

Le commentaire de document est un exercice mobilisant ta capacité à reconnaître, comprendre, décrire, problématiser et analyser un document. Son objectif est de combiner, d’une part des éléments contextuels du sujet (période, histoire politique, culturelle et économique, styles, évolutions…) et d’autre part, une étude symbolique et/ou iconographique de l’objet grâce à une description étayée d’une analyse

Je t’ai perdu ?! Allez on s’accroche…

Le commentaire doit être dirigé par une méthode rigoureuse et complète comprenant une introduction, une description, un développement et une conclusion. Ces quatre parties sont reliées par une problématique, qui a pour fonction de soulever l’intérêt, les enjeux, les axes majeurs d’un document. Dans cet exercice, les jugements d’ordres personnels ou esthétiques sur le document sont déconseillés. 

👉 Pour approfondir ce sujet : Comment rédiger une problématique réussie ?

4 : Réussir un exposé oral en quelques mots

Un bon exposé oral requiert au moins deux choses :

une bonne répartition de son travail de recherche dans le temps

une bonne application de la technique du commentaire

Si ton travail est impeccable, la gestion du stress pour l’oral sera d’autant plus simple.

Pour choisir ton sujet, j’ai également deux conseils : ne pas le choisir trop tôt dans le semestre, mais pas à la fin non plus. Ensuite, choisis un sujet qui te semble intéressant, plaisant, qui t’étonnes. Cultive ta curiosité et non le dépit.

La préparation de ton sujet doit te prendre 4 à 6 semaines (pas à temps complet). Il faut compter un temps de lecture et de fichage, un temps de synthèse et de montage, un temps de rédaction et pour finir de répétition et de finition.

Enfin, le jour J, le moins, est toujours le mieux. Ton diaporama doit être le plus simple possible, sans fioriture. Le discours doit être clair et audible. Branche le micro, ça sauve des vies. Imprime ou affiche ton discours écrit en gros caractères. Enregistre ton visuel sous plusieurs versions. Tu peux même arriver un peu avant pour le tester sur l’ordi.

N’oublie pas de respirer pour ne pas parler trop vite !

5 : Dominer les partiels

Crédit : image par Anastasia Gepp (CC-BY-SA)

Après une brève (trop brève) période de révisions et de rabâchage quotidien de fiches, arrivent les partiels. Ce moment tant redouté, mais qui, une fois démystifier, n’est plus qu’une simple routine à chaque semestre.

Ceci dit, comment faire pour les rater ?

Voici ma méthode infaillible pour ne pas valider son semestre au partiel : cumuler les fautes de français, éviter à tout prix les termes techniques, pas de notions vues en cours mentionnées dans son discours, pas d’œuvres en exemple pour comparaison, pas de date et pas d’auteurs. Enfin, si l’introduction est ennuyeuse, la conclusion bancale et ta technique du commentaire expéditive, c’est encore mieux.

Que faire alors ?

Réussir un partiel, c’est réussir son brouillon avant toute chose. Lorsque j’étais en Licence 2, l’un des profs de médiéval demandais le brouillon avec la copie pour sa notation. Depuis, je soignais autant le brouillon que le rendu.

Aussi, il faut pas avoir peur de demander des feuilles de brouillon : 5, 6… Il n’en manque pas. Compte une feuille par partie rédigée : introduction, parties 1, 2, 3, 4… et conclusion. Enfin, une feuille de brouillon s’utilise recto verso. Comme pour tes fiches, utilise le recto pour les grandes notions vues en cours et le verso pour les exemples d’œuvres.

Ensuite, on décortique le sujet sans précipitation. On le lit plusieurs fois (même à voix haute, pas trop fort..). Puis, on souligne les mots-clés (si, si… on est plus en CP, mais ça ne fait rien). Ensuite, on note les termes que cela évoque avec leur définition, on note toutes les notions que l’on se rappelle du cours et des lectures. On note des artistes et des œuvres pour les comparaisons. Enfin, on reformule tout ça sous forme de question pour trouver une problématique.

Ma méthode du “PNCEB” pour un partiel réussi

🔨 Avoir un beau PLAN construit et si possible calquer sur le cours

🧲 Intégrer le plus de NOTIONS possible du cours et de nos lectures

🔗 Retracer le CONTEXTE de chaque sujet : retracer l’ensemble des éléments qui entoure le sujet : origines de l’œuvre, son application, sa période, son histoire, sa postérité et son impact…)

🔎 Citer le plus d’EXEMPLES possible pour éclairer le sujet et montrer que tu le maîtrises

📚 Montre que tu as lu la BIBLIOGRAPHIE en citant des auteurs phares

Et toi, comment tu anticipes les partiels ?

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👉 Continue la lecture : Histoire de l’art, est-ce vraiment les vacances !?

Légende :

Icare et Dédale, Charles Paul Landon, 1799, huile sur toile, 54 x 44 cm, Musée des beaux-arts et de la dentelle, Alençon

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